Jérôme blogue...sérieusement ?

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29 juillet 2010

Vous prendrez bien un bain, M. le Président ?

Baignoire - Flickr - emanuela franchiniLes médias (le Canard enchaîné en tête) s'interrogent sur la présence d'une baignoire dans le futur avion présidentiel. Rappelons que le Président a commandé un nouvel avion pour ses déplacements. L'appareil, acheté d'occasion et complètement réaménagé pour un coût d'environ 180 millions d'euros, suscite les polémiques et les interrogations les plus farfelues. Il faut dire que les travaux de transformation de l'appareil sont effectués dans le plus grand secret, sécurité nationale oblige.

On a ainsi entendu parler de la présence d'un four à pizza à bord ! J'imagine Sarko le populo bouffer sa pizza juste cuite ! L'avion serait aussi spécialement équipé pour que l'on puisse fumer. Le Président aime aussi les cigares ?

Enfin, il y a cette histoire de baignoire sabot. On peut comprendre aisément qu'un avion de ce type embarque un équipement minimum pour se rafraichir à l'autre bout du monde, une douche par exemple. Mais une baignoire sabot ! Cela a un côté désuet et incongru. Il ne faudrait pas la remplir à ras-bord, en cas de trou d'air ! En plus ce n'est pas très économique pour la consommation d'eau...

Le porte-parole du gouvernement ne confirme pas l'information mais avoue ne pas avoir le détail des aménagements.

Finalement, le problème ici est celui de la transparence. Cet avion est un outil de la République mis à disposition du Président et financé par la Nation. Donc par nous tous.

La moindre des choses serait qu'on nous présente officiellement les aménagements intérieurs. Cela aurait le mérite de faire taire les polémiques, sans pour autant compromettre les secrets de fabrication et la sécurité.

Mais la culture du secret a encore de beaux jours devant elle en France...

Pour les curieux, une petite visite de l'avion présidentiel américain, le fameux Air Force One.

31 mars 2010

En voiture Rachida !

"Mais qu'est ce qu'elle fait là celle-là ?"

C'est la réflexion que je me suis faite le soir des élections régionales en voyant apparaître Rachida Dati à la TV pour commenter les résultats (désastreux) du scrutin.

C'est cette réflexion que s'est faite également le Président Sarkozy. Mme Dati n'était pas candidate, elle n'avait pas de fonction politique légitimant son intervention télévisée ce soir-là. Elle voulait sans doute retrouver les lumières des plateaux...

En tout cas, le Président a bondi et passé immédiatement sa colère sur l'impudente. Il ne l'a apparemment pas appelée mais a fait immédiatement supprimer les avantages dont bénéficiait encore l'ex-ministre de la justice. En effet, plusieurs mois après avoir quitté la place Vendôme, elle avait encore le droit d'utiliser une superbe Peugeot 607 ministérielle (avec chauffeur). Elle avait aussi droit à une protection rapprochée de 4 policiers. Tout lui a été supprimé sur le champ ! Elle a dû négocier pour garder la voiture pour la soirée, lui évitant peut-être l'humiliation de devoir appeler un taxi...

Si cette nouvelle fait sourire au premier abord, elle révèle les habitudes qui perdurent au sommet de l'État. Au nom de quoi, un ministre utilise la voiture de fonction plusieurs mois après avoir quitté son poste ? Je n'ose imaginer tous les passe-droits qu'on ne connaît pas, aux frais du contribuable.

Le candidat Sarkozy avait promis une République irréprochable. Trois ans après, on attend toujours...

Que ceux qui s'inquiètent du sort de Mme Dati se rassurent, elle ne sera pas obligée de prendre le métro. Il lui reste en effet la Prius hybride de la mairie du VIIème. C'est moins chic mais au moins c'est (un peu) plus écolo...

Source : Le Canard Enchaîné 31/03/2010

8 octobre 2009

La dynastie Sarkozy en marche

Jean SarkozyQuand j'ai entendu la nouvelle ce matin à la radio, je suis resté coi, ma biscotte a failli tomber dans le bol.

Jean Sarkozy serait pressenti pour succéder à l'inénarrable P. Devedjian à la tête du conseil d'administration de l'EPAD. Rappelons que cet organisme public est hautement stratégique dans l'aménagement de la Défense, au sein du riche départment des Hauts-de-Seine.

Ainsi, le roi Nicolas règne en maître sur le royaume de France et le prince tête-à-claques Jean, à 23 ans seulement, est parti pour "diriger" un établissement public de grande ampleur.

Comment ce jeune freluquet homme a montré qu'il en a les compétences ? Il n'a même pas fini ses études ! Est-il seulement déjà sorti des Hauts-de-Seine ? A part pour aller aux Maldives bien entendu...

Les élus de ce départements sont-ils si dévots ? L'ombre de Sarkozy Père y plane-t-elle encore ? Il ira loin ce petit, je le crains. Trop loin à mon goût...

24 septembre 2009

Bientôt le métro la nuit ?

Métro New YorkOn connait la fascination de notre Président pour les Etats-Unis.

Malheureusement pour nous, il souhaite souvent calquer notre société sur celle d'Outre-Atlantique.

Un exemple récent est celui du métro parisien.

M. Sarkozy n'ignore pas que le métro de New York est ouvert 24H/24, même si il ne doit pas souvent le prendre. C'est l'un des rares métros au monde à être ouvert la nuit. Toutefois les rames nocturnes y sont moins fréquentes et toutes les stations ne sont pas ouvertes.

Le Président ne peut pas supporter que la capitale française ne puisse pas avoir aussi son métro perpétuel. Après le travail dominical, bientôt le travail nocturne ?

Le problème est que le métro parisien fait justement l'objet de maintenance la nuit, lorsque les rames ne circulent plus. A New York, les lignes comportent plusieurs voies, ce qui permet d'effectuer la maintenance en cours d'exploitation. Mais ceci n'est sans doute qu'un détail aux yeux du Président...

Source : Le Canard enchainé 23/09/09

22 juillet 2009

Pour un sondage, ne pas poser la question qui fâche !

Computer - Flickr Cheetah100 Un article du Monde revient sur le sondeur Opinion Way, dont les méthodes sont contestées. En effet ce sondeur n'opère que sur des questionnaires par Internet et les sondés sont rétribués en bons d'achats. Curieuse méthode !

Un exemple de "sondage" a retenu mon attention et m'a fait sourire. Effectué pour le Figaro (tiens tiens !), il mesurait il y a quelques mois l'image de N. Sarkozy face à celle des dirigeants des 4 autres grands pays européens (A. Merkel, G. Brown, S. Berlusconi et JL Zapatero). Les sondés étaient répartis dans les pays concernés... sauf la France !

Les résultats sont donc légèrement faussés. On voit par exemple que N. Sarkozy obtient globalement une image positive à 51%, tout de même loin derrière A. Merkel à 65%. Mais si on avait demandé leur avis aux Français, ce glorieux résultat aurait sûrement été écorné !

Encore une fois, on voit que le résultat des sondages dépend des questions posées. Dans ce cas précis, on a laissé de côté l'opinion des Français, histoire de ne pas poser la question qui fâche ! L'idéal aurait été de ne pas demander l'avis des habitants de chaque pays à propos de leur dirigeant, à la manière des votes du concours Eurovision ! Le résultat aurait sûrement été plus juste...

19 juillet 2009

Les bonnes surprises de l'index Google

Google Vous connaissez tous cette fonctionnalité sympathique de Google. Lorsque vous commencez à taper un mot, une liste déroulante de suggestions, plus ou moins pertinentes, apparaît et se rafraîchit au fur et à mesure que vous tapez dans la zone de recherche. C'est le bien nommé Google Suggest.

Evidemment il s'agit d'un algorithme entièrement automatisé qui va chercher des réponses d'après des mots-clés.

D'après un article du Point, la société Direct Energie n'a guère apprécié que son nom ait été associé à "arnaque" dans une liste déroulante de suggestion. Cette réponse de Google faisait sûrement référence à des messages d'internautes se plaignant de ladite société, Google n'y est pour rien. D'ailleurs, il n'y a pas de fumée sans feu, si cette suggestion apparaît en bonne place, je me méfierais de cette société. Google a été condamné à retirer ces termes "injurieux" de sa fonction Suggest. Du grand n'importe quoi ! Si on doit supprimer tout ce qui ne plait pas de ce genre de liste, autant supprimer Google.

A ce compte, le Président français encombrerait les tribunaux. Voici ce que j'obtiens quand je tape son nom :

Sarkozy, les bonnes suggestions de Google

Oh là là, Google a du souci à se faire !

28 mai 2009

Sarkozy et la politesse...

The Queen Autant le dire tout de suite, je ne suis pas fan de la royauté britannique... Mais il y a des choses qui ne se font pas. Pour célébrer le 65ème anniversaire du débarquement en Normandie, le Président a décidé d'inviter son nouveau copain Obama pour faire la fête. Normal, on doit quand même bien ça à nos amis américains. Et les Anglais alors ? Et les Canadiens ? Ils comptent pour du beurre ? Soit Sarkozy est nul en Histoire, soit c'est le dernier des rustres ! Selon le Daily Mail, la famille royale n'a pas reçu d'invitation et s'en serait offusquée. Du coup les autorités françaises ont fait machine arrière : bien entendu la Reine est la bienvenue ! Ben voyons ! Il serait temps que notre Président apprenne les bonnes manières, mais est-ce possible ?

29 avril 2009

Les élites commandent, le peuple subit

Affiche campagne Sarkozy On va bientôt "célébrer" deux ans de sarkozysme effréné. Je me souviens du candidat qui, en 2007, promettait la rupture. Il assénait son slogan "Ensemble tout devient possible". Sur la forme, la rupture est indéniable, le Président a son style bien à lui. Ceux qui me connaissent savent que je n'apprécie guère le style présidentiel, mais ce n'est pas le sujet ici. Sur le fond, rien de bien nouveau sous le soleil. Le gouvernement engage des réformes, il rencontre des oppositions, il veut passer en force. Bien des gouvernements ont agi de même dans le passé. Le gouvernement actuel réalise sans doute le record de mécontents, même les honorables médecins sont dans la rue pour la première fois ! Sur la réforme de l'hôpital comme sur bien d'autres projets, les décisions se prennent en haut, entre technocrates et politiques. Le bon peuple n'est pas là pour juger de l'efficacité des réformes ou même y participer, en dépit des simulacres de concertation. On n'est pas très loin du pain et des jeux de Rome. Le Président a raté l'occasion d'introduire une vraie rupture, celle de la participation des citoyens aux réformes qui les concernent. Je ne parle pas forcément de démocratie participative mais on peut tout même envisager que les acteurs soient plus impliqués au lieu de faire office de figurants. On peut rêver ?