
Dès la première séquence, dans une ferme reculée quelque part en France, on est happés par la virtuosité de la mise en scène des personnages.
Les personnages, justement, parlons-en.
L'acteur
Christoph Waltz a reçu le prix d'interprétation au festival de Cannes pour ce rôle de colonel nazi incroyable. Cet officier du IIIème Reich, très cultivé, est aussi poli dans ses conversations qu'il est monstrueux dans ses actes.
Mélanie Laurent, merveilleuse, joue le rôle de la petite juive qui a grandi, elle se retrouve en train de partager un dessert avec l'officier nazi, le bourreau de sa famille ! Scène d'une intensité dramatique et épuisante. Par la suite elle trouve l'opportunité de se venger...
Brad Pitt, un brin ronchon, emmène une bande de 8 salopards en terrain ennemi pour bouffer du nazi. Ou plus exactement pour les scalper ! Ainsi Aldo l'Apache signe ses tueries en ramenant des scalps en trophées, on n'avait jamais vu ça dans un film sur la IInde guerre mondiale !
D'ailleurs, Tarantino prend des libertés avec l'Histoire, réservant ainsi à Hitler une fin non officielle qui n'est pas pour nous déplaire.
Comme dans "Pulp fiction" ou "Jackie Brown", les événement se télescopent, les personnages et leurs destins propres se retrouvent dans une unité de lieu et se croisent dans les mêmes scènes.
Le résultat est un film polyglotte époustouflant, parfois sanglant, souvent drôle. On accepte cette réécriture de l'Histoire tant les événements sont enchaînés avec maestria.
Un film intense, un très grand Tarantino...