Ici désormais, c'est comme aux Etats-Unis, on fait appel à la justice pour tout et n'importe quoi. Les entreprises semblent de plus en plus chatouilleuses sur les détournements supposés de leur nom.

C'est ainsi que le magazine Madame Figaro a sommé une brave institutrice de renommer son blog. L'impudente avait en efffet osé appeler son blog "la classe de Mme Figaro" car elle s'appelle Mme...Figaro ! Pourtant, il n'y avait aucune confusion possible, le blog ne ressemble en rien à ce que propose le magazine :

Blog de Mme FigaroComme vous le voyez, la pauvre institutrice a préféré renommer son site "les chantiers de l'apprentissage". Toutefois, devant les protestations soulevées sur les réseaux sociaux, le magazine semble plus conciliant et va proposer à Mme Figaro une solution pour reprendre son nom !

Autre cas édifiant, Autolib ! Cette fois c'est la société Europcar qui considère que Autolib peut entrainer la confusion avec sa propre marque Autoliberté ! La Cour d'Appel de Paris y a vu en effet une contrefaçon (!) et le service de location cher à M. Delanoë devra donc changer de nom ! Cette décision me laisse sans voix. Je ne vois comment on peut confondre le service Autolib de la ville de Paris et le service Autoliberté d'un loueur de voitures.

Les entreprises aujourd'hui ne souffrent donc aucune tolérance, au risque de faire un bad buzz ou déclencher un effet Streisand. C'est dommage, il est quand même permis de réfléchir et discuter avant de lâcher une meute d'avocats, non ?