Affiche Mélenchon

Quand j'étais petit, ma mère me disait que "c'est celui qui a la plus grande gueule qu'on écoute, c'est injuste mais c'est comme ça".

C'est sans doute ce qui explique en partie le phénomène du vociférant Mélenchon. Comme son homologue d'extrême-droite, il bénéficie du contexte de la crise pour emmener dans son sillage tout un tas d'électeurs déçus/déboussolés/subjugués. Sauf que l'ennemi pour lui n'est pas l'étranger mais la finance.

Il se propose donc de mettre au pas la finance. Les banques et les agences de notations doivent trembler en effet.

Mais son discours anti-système plait. Il réussit à rassembler un attelage improbable d'anciens communistes (oui ça existe), d'alter-mondialistes, d'admirateurs du dictateur cubain et de bobos en mal de sensations.

Pourtant ces gens devraient se méfier. Mélenchon promet de redonner le pouvoir au peuple après être arrivé au pouvoir. C'est le genre de discours que tiennent tous les dictateurs et autres putchistes du monde qui, une fois au pouvoir, le gardent...

Une fois l'élection passée, ce mouvement obtiendra peut-être quelques députés sur les cendres de leurs prédécesseurs communistes puis le monde politique reprendra son ronronnement tranquille. Ses électeurs auront eu l'illusion d'une révolution, c'est déjà pas mal...

P.S. : le graphisme de l'affiche que j'ai photographiée rappelle les heures les plus sombres de l'Union soviétique, vous ne trouvez pas ?