Une fois n'est pas coutume, ce matin j'ai allumé la télévision avant d'entamer mes céréales du petit déjeuner.

L'invité politique du jour était l'ineffable Xavier Bertrand. Autant dire qu'on allait entendre de la langue de bois de haut vol. Je n'ai pas été déçu.

En pleine tempête Woerth/Bettencourt, le mot d'ordre est (encore) : "les sites internet sont méchants, ils ne colportent que des ragots". Enervés par les "révélations" du site Mediapart, les membres de la majorité tentent de le discréditer.

Ainsi M. Bertrand déclare que ce n'est pas du journalisme de rapporter des rumeurs.

Je lui rappelle que Mediapart a publié le témoignage d'une comptable. Il n'est écrit nulle part que c'est la vérité vraie. C'est à la justice de déterminer la vérité.

Il a parlé aussi de dénonciations anonymes. C'est faux, la comptable en question est parfaitement identifiée.

Et quand Laurence Ferrari interviewe Mme Bettencourt, qui nous assure que la riche héritière dit toute la vérité ? Pourtant Mme Ferrari est journaliste. Enfin normalement.

J'ai donc fini par éteindre la télé. Histoire de finir mes céréales sans m'énerver de bon matin.